Billet d’humeur #1

Un ami nous a fait parvenir ce petit moment d’humeur enfermé chez lui en ces instants où nous luttons contre un ennemi qui n’est invisible que parce que nous avons une mauvaise vue. Ledit ami est sous le coup d’une restriction de ses agissements sur twitter et perdu dans son isolement, il divague.

Fuckin’ platane

par @PetrovskyBL

Bon. Seulement la mi-temps de cette première semaine au milieu de moi-même et je suis invisible sur Twitter. Un connard a dû appuyer sur le bouton qu’il ne fallait pas toucher. Et ça tombe sur moi. Pendant ce temps-là les hordes de pisse-froid abrutis au trigger-warnings de la team premier degré se promènent sans souci. La vie est un long confinement. Et j’vais vous dire : c’n’est pas plus mal que si c’était pire cette histoire (Michel si tu nous entends…). Ça m’a permis de voir que des gens sur ce réseau bientôt suranné tenaient à moi, ou à ma présence en tout cas. Qu’ai-je fait pour mériter ça ? Je ne sais déjà même pas si je suis en train de subir autre chose qu’un affreux bug. En plus j’n’aime pas les insectes, et ce merdier ça n’va pas m’aider à apprécier à leur juste valeur (protéinique) ces bestioles aux pattes bien trop nombreuses. Alors, tiens. Je regarde par la fenêtre. Il fait beau. Une mouette passe. C’est ironique. Personne ne l’a bannie, elle, cette salope. Elle vole. Elle ne me calcule même pas. Si j’avais un caillou, je le lui balancerais bien à la gueule. Mais je n’ai que mon téléphone. Je ne vais pas jeter mon téléphone quand même. J’ai bien trop à me plaindre de ma situation pour me priver d’en faire part au monde. En faire part, ridicule, faudra-t-il encore que ledit monde reçoive ma diatribe. Qu’est-ce que je me fais chier. Doublement isolé. Triplement bientôt si je tombe en rade de PQ. Je pourrai me soulager par la fenêtre, ça ne ferait pas grande différence, la rue est déserte. De loin les gens prendraient mon cul pour un pot de fleurs en terre cuite. Quoique je l’ai plutôt pâle après tous ces mois d’hiver. Si je vise bien je participerai à l’intérêt général en gratifiant d’engrais tout chaud le platane dont les branches frottent contre mes volets quand le vent forcit. C’lui là aussi quand une bagnole le percutera, il ne l’aura pas volé. C’est con un platane. Vous savez que c’est une invention humaine ? Eh ouaip, le platane commun c’est nous qui l’avons pondu. Comme si on n’passait déjà pas assez de temps à détruire toutes les espèces endémiques de notre planète, v’là qu’il a fallu qu’on crée notre propre arbre débile. Un aimant à ivrognes qui lui pissent dessus, le repeignent de gerbe en sortant des bars ou foncent dedans avec leur voiture et deux grammes dans chaque bras. Au secours donc. J’en suis a vouloir déféquer sur tronc.

Un commentaire sur “Billet d’humeur #1

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s